Soutien massif au réemploi, mais les écoles doivent organiser davantage de bourses d’occasion
Bruxelles, 24 août 2025 — Avec le début de la nouvelle année scolaire, une enquête menée auprès de 2000 Belges à la demande de l’Alliance pour le Réemploi – la collaboration entre HERW!N (Kringwinkel), 2ememain.be, HappyTroc et Cash Converters – révèle une attitude remarquablement positive envers le matériel scolaire d’occasion. Pas moins de 87,5% des répondants sont convaincus que les manuels scolaires et le matériel d’étude d’occasion rendent l’enseignement plus abordable. Les chiffres indiquent une large acceptation du réemploi. Près de 8 Belges sur 10 (78,7%) considèrent les fournitures scolaires d’occasion comme une bonne alternative au neuf. Le soutien à la sensibilisation est encore plus fort : 88,9% estiment qu’il est important de sensibiliser les enfants au réemploi.
Les manuels scolaires sont les plus populaires pour l’achat d’occasion
Parmi toutes les fournitures scolaires, les manuels scolaires et le matériel d’étude sont les plus recherchés sur le marché de l’occasion. 62,5% des Belges les achètent déjà d’occasion ou envisageraient de le faire. L’électronique comme les ordinateurs portables et les calculatrices arrive en deuxième position (31,2%), suivie par les cartables et sacs à dos (25,6%).
Contradiction frappante pour la technologie
Pour les ordinateurs portables et tablettes spécifiquement, l’enquête révèle une contradiction frappante. Bien que seulement 31,2% des Belges achètent ou envisagent d’acheter de l’électronique d’occasion, pas moins de 77,3% accepteraient un ordinateur portable ou une tablette d’occasion pour un usage scolaire — souvent sous conditions comme une garantie ou selon la marque. Cela indique un grand écart entre la disposition actuelle à l’achat et l’acceptation potentielle de la technologie d’occasion.
L’économie reste la principale motivation
Les raisons d’acheter d’occasion sont claires. L’économie arrive en tête (44,5%), suivie par la conscience environnementale (14,1%) et des considérations pratiques car le matériel n’est souvent utilisé que brièvement (13,4%). Cela montre que les motivations financières et de durabilité jouent toutes deux un rôle.
Les préoccupations de qualité constituent le principal obstacle
Malgré l’attitude positive, des obstacles persistent. Les inquiétudes concernant l’état et la qualité des articles d’occasion dissuadent 36,5% des acheteurs potentiels. La difficulté à trouver le bon matériel (34,0%) et les doutes sur l’actualité du matériel d’étude (27,6%) jouent également un rôle.
Large soutien aux bourses d’occasion dans les écoles
La solution semble évidente selon les personnes interrogées. Pas moins de 86,5% estiment que les écoles devraient organiser des bourses d’occasion pour les livres et le matériel scolaire. Cela répondrait aux principales préoccupations concernant la qualité et la disponibilité.
Actuellement, 40,2% des familles conservent les fournitures scolaires après la fin d’une année d’étude pour une utilisation ultérieure. Seulement 14,9% revendent le matériel, tandis que 15,4% le donnent à des élèves plus jeunes.
La tension entre neuf et d’occasion persiste
Une contradiction intéressante persiste : 47,8% des répondants estiment qu’il est encore important que les enfants commencent l’année scolaire avec du matériel neuf, contre 38,1% qui ne sont pas d’accord. Cela montre que malgré le large soutien à l’occasion, la préférence pour le neuf reste forte chez certains.
À propos de l’Alliance pour le Réemploi
L’Alliance pour le Réemploi unit les principaux acteurs du secteur belge de la réutilisation et de la seconde main: HERW!N (Kringwinkel – Magasins de seconde main), 2ememain.be, HappyTroc et Cash Converters. Ensemble, ils promeuvent la réutilisation comme alternative durable à l’achat neuf.
À propos de l’étude
L’étude a été réalisée par iVOX entre le 16 avril et le 5 mai 2025 auprès de 2.000 Belges, représentatifs pour la langue, le sexe, l’âge, le diplôme et la classe sociale. La marge d’erreur maximale est de 2,1%.